Musique judéo-arabe
par Dinah Sabbah et Mohammed Heddaoui

La musique occupe une place importante dans le patrimoine juif marocain et elle s'exprime en particulier dans le domaine liturgique et para-liturgique. Aujourd'hui, plusieurs musiciens s’en inspirent.

La liturgie juive marocaine

Les docteurs de la Loi, du IIe au VIe siècle, ont vigoureusement recommandé que les textes sacrés soient chantés selon une cantilation particulière.

A droite : Vue de Tibériade, XIXe siècle

Cantilation biblique

Les livres de la Bible sont accompagnés de signes (en hébreu : te’amim, ta’am au singulier signifiant accentuation) qui permettent de les lire ou de les chanter avec exactitude. Selon les interprétations, les te’amim ont été transmis verbalement à Moïse sur le Mont Sinaï, et n'auraient été transcrits que vers 450 avant l’ère chrétienne par Ezra le scribe.

Selon une autre hypothèse, ils auraient été établis entre le VIe et le VIIe siècle par les savants de Tibériade.

A droite : Page couverture d'un manuscrit du Cantique des cantiques
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